COMMENT EN FINIR AVEC LE DOPAGE?

Publié le par Matth

  La contre-expertise l'a confirmé: hélas, Héras s'est dopé. La carrière du quadruple vainqueur de la Vuelta s'achève ainsi. Encore la fin d'un mythe. On se souviendra longtemps de ces magnifiques envolées, de sa chute à Morzine dans le dernier virage alors qu'il accompagnait Virenque et que derrière Armstrong était (un peu) en difficulté...

  Bref, le cyclisme espagnol a de quoi pleurer et cette affaire nous plonge à nouveau dans ce cancer qu'est le dopage. C'est pourquoi, je vais, une fois pour toutes, donner mon opinion sur ce problème. Les contrôles anti-dopages ne sont pas fiables... beaucoup de coureurs passent au travers... ainsi, rappelons que Richard Virenque n'a jamais été contrôlé positif et que sa suspension a été causé par la découverte de produits illicites dans une voiture de la Festina. Sans cette fouille hasardeuse d'une équipe de douaniers à la frontière belge, le français n'aurait probablement jamais été inquiété (et peut-être se serait t'il imposé sur le Tour 1998 qui avait sourit à un grimpeur qu'il avait largement dominé en 97). Combien de coureurs sont passés au travers des mailles du filet? Même Anquetil, quintuple vainqueur du Tour, a avoué s'être dopé... C'est aux boucs émissaires tels que Virenque, Pantani et Héras de payer pour tous et quelques soient les progrès en matière de recherches anti-dopages, il y aura toujours des moyens de tricher et nous sommes condamnés à douter de la sincérité des coureurs. Prenons l'EPO pour illustrer l'absurdité des tests anti-dopage... c'est une molécule présente dans tous les organismes humains qui stimule la synthèse des globules rouges. Ces derniers transportent le dioxygène jusqu'aux muscles des coureurs. Puisque l'EPO est une substance naturellement présente dans le corps, comment vérifier qu'un coureur en ait consommé en petite quantité? C'est impossible. Cependant, évidemment, à partir de certains seuils fixés abritairement par l'UCI, les scientifiques déclarent que ce n'est plus normal, qu'un organisme n'est pas capable de produire autant d'EPO. Donc la stratégie pour se doper sans se faire prendre consiste simplement à admnistrer au coureur des quantités d'EPO légèrement inférieures à ces seuils. De plus, tous les coureurs ne sont pas génétiquement égaux et certains produiront plus d'EPO que d'autres... Il y a donc, sur ce point, une terrible injustice puisque ce n'est pas seulement la volonté et le travail qui priment mais aussi les combinaisons aléatoires de gênes. Par analogie, on pourrait dire que c'est un peu comme si certains coureurs naissaient avec des vélos derniers cris entre les jambes et d'autres, avec les modèles du début du siècle dernier. Par contre, si on autorise les coureurs à prendre des substances mais en quantité limitée, à des doses non dangereuses pour l'organisme, à ne pas dépasser certains seuils, cette injustice sera réparée, les coureurs seront tous égaux face à leur physiologie et seules les plus nobles valeurs du sport seront à l'honneur: le travail, l'effort, le courage... Insistons aussi sur le fait qu'une assistance médicale contrôlant la prise de ses produits mettra fin aux décennies du dopage anarchique... En effet, les coureurs ne se doperont plus seuls dans leur coin en prenant n'importe quoi et en se bousillant la santé mais seront, au contraire, pris en charge par des médecins ayant toutes les connaissances nécessaires en matière de posologie et de risque. En clair, si un coureur 1 a un taux d'hormone A de 0,34 dans le sang et que pour un autre ce taux est de 0,41, autorisons le coureur 1 a prendre 0,07 d'hormone A pour ne pas être pénaliser par rapport à cet autre coureur mais interdisons toute dose supérieure à 0,07. Pour moi, la meilleure politique en matière de dopage serait donc de faire une analyse statistique des concentrations en hormones dans la population et de fixer à partir des chiffres obtenus des seuils maximums tolérés. Ainsi, au lieu que le dopage éteigne progressivement la flamme du cyclisme, il la ravivrait en mettant tous les coureurs à égalité face à leur physiologie.

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Publié dans 2006

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M
Il faudrait rendre les contrôles biologiques systématiques après chaque course pour tous les coureurs. Et il n'y aurait plus de produits interdits puisque pour atteindre ces seuils les médécins pourraient donner à leur coureur n'importe quelle substance. L'avantage serait donc la totale absence de doute...
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V
Certes mais pour moi le problème resterait le même certain prendrait des produits dangereux et interdits,d'autres dépasseraient les doses autorisées...<br /> http://vuelta.over-blog.com
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V
Certes mais pour moi le problème resterait le même certain prendrait des produits dangereux et interdits,d'autres dépasseraient les doses autorisées...<br /> http://vuelta.over-blog.com
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M
... et donc, ceux qui n'osent pas sont considérablement désavantagés.
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M
Oui mais il n'y aurait plus de doutes pour les contrôles et les tricheurs seraient systématiquement pris. Alors qu'en ce moment, certains prennent un peu d'EPO, juste un peu pour pas se faire prendre, d'autres frôlent les limitent et d'autres osent pas...
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