J - 4 avant le Tour de France

ASO n'a pour le moment pris aucune décision contre Ullrich. Les accusations ne reposent pour le moment que sur un article de presse et aucune preuve n'a été dévoilé par des instances judiciaires.
Concernant Vinokourov, des membres de son équipe sont impliqués mais rien ne prouve que le kazakh soit aussi dopé... Les dirigeants du Tour ont choisi d'exclure son équipe mais la direction d'Astana - Wurth a fait appel devant le TAS. La réponse du TAS sera donné avant samedi.
Quoiqu'il en soit, on ne sait pas combien de docteurs Fuentes il existe dans le monde... et il serait hypocrite d'exclure Ullrich et Vinokourov sachant qu'une grande partie du peloton est dopé et que beaucoup passent au travers des mailles du filet. Avant les années 70, des légendes se sont construites sans qu'on s'interroge sur le dopage (Anquetil par exemple a avoué s'être dopé, on ne lui retire pas ses 5 Tours... ce serait ridicule car comment prouver que ses dauphins n'étaient pas aussi dopés)... puisque les scientifiques sont incapables d'affirmer avec certitude qu'un coureur s'est ou ne s'est pas dopé, au lieu de faire des courses qui n'ont plus aucun sens en tirant au sort les coureurs qui doivent participer (Basso est lui-même soupçonné mais on n'a pas retrouvé son prénom sur un sachet de sang...), ne disqualifions personne. Certes, ce n'est pas juste pour les coureurs propres mais y a t'il une autre solution? Le sport, c'est un grand spectacle populaire sans enjeu important, ça n'a rien de sérieux... se doper, ce n'est pas commettre un crime... les tricheurs ont leur conscience pour se punir... Il faut savoir regarder le spectacle comme des enfants sans se demander si le metteur en scène a triché en mettant des effets spéciaux. Arrêtons d'insulter les coureurs, certains trichent, c'est leur milieu qui les poussent à ça mais ils ont tous du mérite, leur métier est difficile, respectons les.
La solution contre le dopage est un travail de longue haleine: puisqu'un coureur qui se dope voit ses paramètres sanguins varier énormément en très peu de temps, il faut suivre les coureurs dès le début de leur carrière et vérifier que leurs paramètres biologiques n'évoluent pas de façon anormale: des médecins sous la tutelle d'une organisation internationale du cyclisme doivent les prendre en charge et les surveiller régulièrement: ainsi on éviterait aux jeunes coureurs de tomber dans un piège dont ils ne pourraient plus sortir. Leurs dossiers médicaux doivent être, au moins partiellement, ouverts... Il faut donc partir de la racine du problème pour le résoudre. Ca ne peut pas se faire du jour au lendemain, il est inutile de piocher des boucs émissaires et de les montrer du doigt en disant "ce sont eux qui salissent notre sport": c'est tout un milieu qui est responsable et ces coureurs, même si ils se dopent, accumulent des dizaines de milliers de kilomètres chaque année: ils ont beaucoup de mérite. La génération actuelle de coureurs professionels n'a pas été surveillé efficacement, c'est trop tard: beaucoup trop de cyclistes sont impliqués, laissons le spectacle se dérouler en essayant de comprendre qu'ils sont actuellement victimes d'un "laisser-aller" qui les a conduit pour être compétitif à prendre des produits (ils sont souvent issus de milieux sociaux défavorisés et à leur début, pour s'en sortir, pour ne pas être pénalisé par rapport aux tricheurs, ils ont du eux aussi tricher)... et occupons-nous dès à présent de la génération suivante pour que dans quelques années, le dopage et le cyclisme ne soient plus liés.